Vomito ergo somme
Vomito ergo somme
A vous, les cracheurs du monde, je dédie l’extrait suivant:
» Qu’était-ce donc qui te fit d’abord grogner? Parce que personne ne t’a suffisamment flatté, – c’est pour cette raison que tu t’es assis auprès de ces ordures pour que tu aies des raisons de grogner, – pour que tu aies beaucoup de raisons de vengeance! La vengeance, en effet, fou prétentieux que tu es, c’est toute ton écume, je t’ai bien deviné! »
Extrait tiré du Livre pour tous et pour personne, de F. W. Nietzsche, dans la traduction de George-Arthur Goldschmidt, Poche.
Nocturne n°1 – K ode
Les dix quais d’âmes ourdies
Lady Lady qu’es-tu?
Lait d’ikebana
Goutte blanche sur feuille Kaki
Ni flûte ni tambour
Ni liberté ni déterminisme. Ni flûte ni tambour.
S’arrêter sur l’un ou l’autre met en avant une myopie.
Nécessaire abstraction de causes et d’effets
Sous l’angle du coup de dé ou de la voie toute tracée
Pas de commerce social sans cela peut-être?
Ou alors, bien rudimentaire, pulsionnel, survivace au primal degré?
Peut-être voit-on un peu plus loin qu’il y a cinquante mille ans
Grâce aux miroirs devant les miroirs, grâce aux profondes strates de codes incorporés
Grâce aux petits remèdes philosophiques contre la myopie:
Binocles de Platon, monocle de Kant, lunettes de Nietzsche…
Une couche de miroirs en plus sur les reflets des mondes, produit de l’analyse des carottes de l’histoire des pensées.
Alors, dans toute interprétation, une bourrée de Dionysos et d’Apollon
Une composition?
On ne cherchera plus l’origine de la musique dans la flûte ou le tambour.
On pressentira que l’un est contenu dans l’autre, d’aussi loin que nous en permettra la perception.
On ne dira plus: « Ca dépend ».








